ARTICLES PRESSE

Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 12:08
logo Vosges Matin

 

mardi 9 mars 2010

 

Christian Poncelet, le président de l’UMP Vosges écarté de la campagne des régionales par les députés vosgiens de son propre parti aurait choisi de soutenir officieusement le candidat  de la liste « DEBOUT LA REPUBLIQUE », un ami de 30 ans « Christian Poncelet  est avec nous » assure Jean-Luc André qui raconte avoir été reçu par Monsieur Poncelet au conseil général.

Il n'y aurait pas que dans les rangs de la gauche à ne pas faire confiance à Laurent HENART....

Par maire - Publié dans : ARTICLES PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 18:43


logo Vosges Matin« Faire passer la Région à droite, c’est instaurer une cohérence entre la politique nationale et régionale
 »

Laurent Hénart montre ici son vrai visage et sa vision de la politique régionale. Appliquer en Lorraine ce qu’il vote à Paris ! Les Lorraines et les Lorrains ont du souci à se faire !

En tant que Parlementaire UMP, il a voté 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, voté 850 millions d’euros de franchises médicales supplémentaires, voté une nouvelle taxe de 1 milliard sur les mutuelles et les assurances, déclenché la casse des services publics (hôpitaux, écoles, antennes de justice, de gendarmerie, service public de l’emploi..) et décidé de diminuer les aides aux associations, aux acteurs culturels et sportifs…

L’UMP en Lorraine souhaite devenir clairement complice du Gouvernement Sarkozy - Fillon !

Le 14 mars prochain, les Lorrains auront l’occasion de sanctionner la politique du Gouvernement

Faisons de la Lorraine, un bouclier de proximité contre cette casse organisée !

Votez et faites voter dès le premier tour pour la liste « La Gauche avec Jean-Pierre Masseret La Vie, le Cœur, l’Action -  Radicalement Lorrain ».

- Publié dans : ARTICLES PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 20:46

Luc CHATEL

Dans les Vosges: c'est Luc CHATEL qui lance la campagne de la liste UMP (photo Vosges-Matin du 12/02/10)
Laurent Hénard, 1er de la liste UMP a dit que le PS faisait une campagne pépère....
Vosges-Matin dans son édition de ce vendredi 12 février a écrit ceci:
Dans les Vosges, l'UMP que préside toujours Christian Poncelet n'est pas vraiment un parti actif. ça roupille meme sérieusement. Résultat, le pouvoir politique de cette fédération est en train de se transférer vers des structures informelles ou parallèles. On a vu récemment les députés lancer la campagne des régionales sans leur parti.

- Publié dans : ARTICLES PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 22:25
GERARDMER
- Publié dans : ARTICLES PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 16:59

Près d’un million de chômeurs vont arriver en fin de droits cette année. J’avais tiré la sonnette d’alarme ici-même le 17 décembre. Pourquoi tant de chômeurs vont-ils arriver en fin de droits ? Parce qu’il y a plus de chômeurs. Parce qu’il y a peu d’embauches. Parce que  les durées d’indemnisation ont été réduites par le régime d’assurance – chômage en particulier pour les contrats courts.

Le gouvernement continue à renvoyer la balle aux partenaires sociaux.

Que faire?


Il faut tout de suite prolonger la période d’indemnisation.  C’est en effet, en principe, l’affaire des partenaires sociaux. Mais à défaut d’accord rapide, il faudra que l’État prenne ses responsabilités, Il faut aussi financer l’amélioration de l’indemnisation des chômeurs par un système de bonus-malus : plus il y a de précarité dans une entreprise d’un secteur donné, plus elle devra contribuer à la solidarité nationale. Et inversement . Il y a urgence.  Si le gouvernement reste immobile, on va assister à une explosion du RSA et l’État va une nouvelle fois se défausser sur les conseils généraux. Comme l’a dit Gaëtan Gorce : « Il y a des bonus pour les traders, nous demandons un bonus pour les chômeurs ! »

- Publié dans : ARTICLES PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 18:05
Sur la base du volontariat, sauf que la réalité est tout autre!
Article paru dans Vosges-Matin:

Volontaire désignée d'office...
Une dame, dont nous ne retiendrons que les initiales, G.C., pour des raisons bien compréhensibles de confidentialité, nous fait part de son point de vue sur le travail du dimanche, tel qu'il se pratique pour la base


Fidèle lectrice de Vosges-Matin, je me permets de réagir concernant un article paru il y a déjà quelques temps sur le travail du dimanche dans les magasins.
Je travaille dans un supermarché depuis presque 20 ans. Celui-ci est ouvert depuis sa création tous les dimanches matin malgré les changements d'enseignes.
Je travaille donc certains dimanches matin en fonction du planning imposé. Je travaille généralement un dimanche sur deux et meme deux sur trois. Lorsque je parle de travailler le dimanche, il y a aussi le samedi toute la journée naturellement. Mais concernant le travail du dimanche, ce n'est pas sur la base du volontariat comme indiqué dans votre article. Si je suis inscrite au planning et que j'ai quelque chose de prévu, il faut s'arranger avec un ou une collègue à condition qu'il ou qu'elle soit d'accord et disponible, ce qui est trés rarement faisable donc annulation du repas de famille ou autre...
Quant aux salaires, depuis l'été dernier, je suis rénuméré 25% en plus les heures du dimanche matin, ce qui correspond à 25% de 3h30 de travail au S.M.I.C! Donc faites le calcul!
Combien de personnes et surtout combien de clients du dimanche matin voudraient travailler à notre place? C'est sur, en temps de crise avoir du travail, c'est bien mais ne croyez vous pas qu'il y a des abus car regardez en Alsace ou en Moselle, mises à part quelques boulangeries, presses qui sont ouverts le dimanche matin, tous les supermarchés sont fermés et pourtant toutes ces personnes mangent tous les jours. Alors oui pour l'ouverture des magasins le dimanche matin mais avec des volontaires car tout le monde a le droit d'avoir une vie familiale normale. Et à quand l'ouverture des magasins le dimanche après-midi?
                                                                                                                                         G.C.
- Publié dans : ARTICLES PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 22:01

Loi Carle : la prime à l'exode scolaire, par Caroline Fourest

LE MONDE | 25.09.09 | 13h56

 

Résister à la communautarisation suppose de résister à l'exode scolaire qui saigne l'école
publique au profit d'écoles privées confessionnelles. L'Assemblée nationale s'apprête à faire
 tout le contraire. Lundi 28 septembre, en toute discrétion, elle s'apprête à voter la loi Carle...
qui force les collectivités locales à devenir les principaux mécènes de cette hémorragie.

Sous prétexte de clarifier un flou juridique, cette loi oblige les mairies à financer les écoles privées
d'autres communes si leurs résidents ont choisi d'y scolariser leurs enfants. Quatre critères sont
prévus pour rendre cette dépense obligatoire : si des parents parviennent à montrer que "la capacité
 d'accueil"
de leur commune de résidence est insuffisante, en cas "d'obligation professionnelle",
 pour "des raisons médicales", ou si un frère ou une sœur est déjà scolarisé dans cette autre
commune. Autant dire que les écoles privées ne devraient avoir aucun mal à faire passer les mairies
environnantes à la caisse. D'autant que contrairement à une scolarisation dans le public, le maire
n'est pas autorisé à mettre son droit de veto, au nom de la sacro-sainte "liberté d'enseignement".

Certaines écoles de l'Opus Dei sont déjà sous contrat. Si l'œuvre de Dieu se met à ouvrir des écoles
 élémentaires, les fidèles utiliseront la loi Carle pour obliger les collectivités locales à financer
 l'envoi de leurs enfants dans ces écoles élémentaires-là. Ne parlons pas des loubavitch, dont
certaines crèches sont déjà financées par la
Mairie de Paris... Parce qu'il manque des places
 dans les crèches publiques.

Eddy Khaldi, coauteur d'un livre édifiant intitulé Main basse sur l'école publique (Démopolis),
dénonce une forme de "chèque éducation", propre à faire primer les "choix particularistes sur
l'intérêt général"
, comme aux Etats-Unis.

L'exode du public vers le privé était jusqu'ici contenu par la sectorisation et la carte
scolaire. Depuis son assouplissement, toutes les vannes sont ouvertes. Pierre Cardo, député UMP
 et ancien maire de banlieue, n'a pas caché son inquiétude lors de la discussion générale sur la loi
 Carle : "J'ai passé vingt-six ans à lutter contre l'évasion scolaire. Dans ma circonscription, les
deux collèges dont la capacité d'accueil est de 1 000 élèves n'en reçoivent plus que 400."
Les
raisons de l'hémorragie sont connues. L'école publique se démocratise mais ne peut sélectionner.

Si l'Etat n'augmente pas son taux d'encadrement, l'indiscipline explose. Au premier fait divers,
 tous les parents cherchent à fuir vers l'école privée la plus proche, plus sélective. Et les
élèves en difficulté se retrouvent sur le carreau, coincés entre eux, dans des lycées désertés...
Effet de ghettoïsation et crise du "vivre-ensemble" garantis.

L'exode pourrait être contenu. L'école privée serait moins attractive si ses tarifs étaient plus
élevés. Autrement dit si l'Etat et les régions ne lui permettaient pas de pratiquer des tarifs
alléchants en la finançant. Depuis la loi Debré, la République joue contre son camp. La loi Carle va
plus loin. Elle essaie de nous faire croire que financer "à parité" la scolarisation dans le public ou le
privé est un devoir, alors que cette parité n'a aucun fondement juridique. Et pourtant, la remettre
en cause serait un crime contre la "liberté scolaire" ! A bien y réfléchir, cela c'est un peu
invoquer la "liberté de circuler" pour obliger l'Etat à rembourser les notes de taxi de ceux qui
n'aiment pas le bus...

Nous sommes en période de pollution : l'Etat a intérêt à encourager ses citoyens à prendre les
transports en commun. Mais comment les entretenir s'il devait rembourser une partie des courses en taxi de ceux qui trouvent les bus trop chargés ou dégradés ?

La loi Carle s'inscrit dans un mouvement de fond, qui n'en finit plus de transférer les missions du
public vers le privé. Sauf que nous ne parlons plus seulement de La Poste ou de l'hôpital, mais de la
citoyenneté.

Caroline Fourest

Article paru dans l'édition du 26.09.09.

        

          Visitez le site : http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/

- Publié dans : ARTICLES PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /2009 19:45

       SARKOZY: le successeur du ROI SOLEIL

8 avions, 61 voitures de fonction, 1000 employés.
  

Toute la France est touchée par les mesures de récession. Toute la France ? Une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy (54 ans).  

Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy. 

- Dans les 300 mètres carrés de l'appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280.000 euros par an  

- Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion gouvernemental vide l'accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d'urgence.  

- Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier  avion en date (60 millions d'euros) a été baptisé "Carla" du prénom de madame Sarkozy numéro 3   (c'est mimi... NdT)  

- Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne etc.) : 1 million d'euros  

- Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d'Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers.  

- Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l'Elysée, le repas de midi leur est servi par des laquais.  

- Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.  

Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France il semble être une affaire d'honneur que le Chef de l'Etat incarne la "Gloire de la nation" . Il est le successeur du Roi Soleil. Et c'est exactement comme tel qu'il vit.

- Publié dans : ARTICLES PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 18:49

Gerard Collomb, maire P.S de Lyon répond aux questions du journaliste de l'Express.
J'ai choisi cet article au lendemain des élections européennes, car je partage tout à fait son analyse
.  

Au lendemain d'une cuisante défaite aux européennes, le sénateur-maire PS de Lyon estime que Martine Aubry ne s'est pas forcément entourée des bonnes personnes. Partisan d'un recentrage du parti, il affirme vouloir s'investir plus dans la vie du PS.

Quelle est votre réaction au lendemain de cette déroute socialiste?

Ça fait des mois et des mois que je disais qu'on courait à la catastrophe. Lors de la présentation des listes et du projet socialiste pour les européennes, j'avais d'ailleurs été le seul membre du bureau national à voter contre. Le PS développe une ligne illisible entre social-démocratie et discours anti-capitaliste dur. Lors du choix des candidats, j'ai dit et redit que les listes devaient privilégier les élus qui labourent le terrain.

Que doit faire le PS et souhaitez-vous occuper plus de responsabilités au sein du parti? 

On ne peut pas laisser dériver le PS. Il faut reconstruire et pour cela, Martine Aubry doit changer de ligne. Elle ne peut pas rester avec la même équipe, sinon le résultat aux régionales, l'année prochaine, sera le même. Elle doit ouvrir son staff aux forces vives du PS, à des responsables locaux. Je pense aux élus de Bretagne, de Gironde, de Bourgogne... Des socialistes comme Manuel Valls ou Malek Boutih doivent revenir au premier plan. De mon côté, je vais m'investir dans la reconstruction au cours des prochains semaines. 

Accepteriez-vous un poste au sein de la nouvelle direction? 

J'accepterais à une condition: que l'on ne soit plus dans la confusion. Le PS doit redevenir un parti gouvernemental et sortir de la critique systématique. En tout cas, dès mardi, jour du conseil national convoqué par Martine Aubry, nous monterons au créneau et nous réclamerons qu'elle change de direction. 

Porte-t-elle la responsabilité de cette défaite?

Elle a laissé faire son entourage dans la conduite de cette campagne, et elle est donc en partie responsable.  

Quelles leçons faut-il retirer de ce scrutin?

C'est la confirmation qu'il faut avoir un vrai projet et une ligne politique claire. Daniel Cohn-Bendit est le grand vainqueur de ces élections. Or, il a été le seul, avec son mouvement, à parler réellement d'Europe et à porter un projet moderne, en s'ouvrant à d'autres terrains.

 

- Publié dans : ARTICLES PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 12:04

Et si l'UMP était une secte ?

Jean-Pierre Martin - blogueur associé | Mardi 02 Juin 2009 à 12:47 | Lu 2453 fois

 Les dérives politiques du parti majoritaire ont inspiré à notre blogueur associé un article-fiction qui fleure bon l'acide sulfurique. A y regarder de plus près, l'UMP ne serait pas s'y éloignée de l'Eglise de Scientologie. Sarko et Raël, même combat ?

 
Alors que le procès pour escroquerie visant la Scientologie bat son plein, une autre organisation à tendance sectaire, l'UMP, est sur le grill judiciaire. En effet, plusieurs victimes présumées de la formation politique viennent de porter plainte et l'instruction pourrait déboucher sur un procès spectaculaire à l'horizon 2012.

De nombreux soupçons entouraient ce parti depuis plusieurs années, mais c'est la première fois que l'omerta est brisée. Et les témoignages recueillis par le juge sont accablants. Ainsi, la déposition de Jacqueline, ouvrière dans l'automobile, met en lumière les moyens innovants de manipulation mentale exercée par la secte : « L'UMP est entré chez moi par un biais détourné. En 2002, j'ai acheté une télévision et il m'arrivait de regarder TF1. C'est là que j'ai découvert le gourou Sarkozy. Il était systématiquement présenté sous un jour favorable. On était inondé par sa parole. Il aurait fallu couper la télé mais son discours sécuritaire nous hypnotisait. Et c'est naturellement que j'ai voté UMP en 2007. J'ai vite compris mon erreur. Ma situation s'est considérablement dégradée. Mais mon vote m'engageait pour 5 ans, et, chose non prévue au départ, il était payant... » Car l'UMP n'est pas une œuvre caritative. Et chaque semaine, il faut apporter son obole, jusqu'à la ruine. « Le discours est très culpabilisant. Nous sommes en crise et il faut se serrer la ceinture pour sortir de cet état dépressif et payer pour suivre des thérapies qu'ils appellent "Réformes". Ils ont commencé par hypothéquer ma future retraite, puis l'assurance maladie, puis le chômage. Il fallait dans le même temps travailler le dimanche, pendant les vacances. Il parlait même de supprimer les congés maladie. »

Du côté de Madeleine, travailleuse précaire, c'est le même son de cloche. « J'étais désespérée. Je travaillais à temps partiel, je ne pouvais pas boucler mes fins de mois. Ils sont venus me voir en disant : "Viens avec nous, on va t'aider, tu vas travailler plus pour gagner plus." J'y ai vraiment cru. Puis le piège s'est refermé. J'ai effectivement travaillé plus, mais sans jamais gagner plus. »

Bernard, chômeur longue durée, s'est lancé dans l'expérience UMP plus par dépit que par conviction : « J'étais au fond du trou. J'ai vu Nicolas Sarkozy à la télé dans une émission sur les télévangélistes. Ils disaient qu'on était menacé. Qu'il fallait construire un bouclier fiscal, faire des dons aux riches et que tout s'arrangerait. Dans un moment de faiblesse je me suis laissé tenter. J'ai voté UMP. Ensuite, ils m'ont sucré mes allocs chômage pour alimenter le bouclier. Ils me disaient que si j'étais chômeur c'est que j'étais fautif et qu'il fallait me purifier à coups de Réformes. Depuis j'en chie. J'ai l'impression de m'être fait arnaquer, même si j'espère que les Réformes vont me guérir ».

 

C'est le discours sécuritaire qui a charmé Philippe, jeune retraité : « Je venais de me faire rayer ma bagnole et je ruminais ma colère quand un militant UMP m'a abordé. Il avait un discours catastrophiste et j'avoue, il a su me faire peur. Il disait qu'après ma voiture, ce sont mes enfants ou ma femme qui seraient agressés et violés. Il a su développer la peur et la haine en moi. Il utilisait des images fortes sur la nécessité de nettoyer le quartier au Kärcher, qu'il fallait redevenir maître chez nous. J'ai donc voté UMP pour sauver ma famille comme il disait. C'est ensuite que j'ai compris que ces gens étaient fous. Ils s'inventaient des ennemis qu'ils appelaient "immigrés". Il fallait les chasser, les traquer... Et le pire c'est qu'ils l'ont fait. Ils organisaient des expéditions punitives, des "contrôles d'identités" dans leur langage. Ils tabassaient les jeunes... ».

Ce sont des dizaines de dépositions dans ce sens qui s'accumulent sur le bureau du juge. Malgré les menaces et les représailles. Car l'UMP n'aime pas la critique et punit sévèrement ses opposants. Et c'est tout un éventail répressif que l'on découvre avec effroi à la lecture des procès verbaux : arrestations, interdiction de manifestation, limitation de la liberté d'expression, expulsions vers d'autres pays, vidéo-surveillance, Taser, bombes lacrymogènes... Un traitement de faveur réservé à ceux qui veulent prendre leur distance et protester contre les abus de la secte. Et qui vise surtout à décourager les petits juges qui voudraient savoir où passe l'argent des électeurs. Jusqu'ici, la secte avait su s'attirer de solides protections judiciaires qui ont permis à certains de ses plus éminents membres d'éviter la case prison : Chirac, Juppé, Balkany, Pasqua, autant de crapules qui vivent à l'abri de la justice.

Mais le vent tourne, et la crise financière, nouveau péril inventé par le gourou pour escroquer toujours plus les électeurs, ne masque pas les dépenses somptuaires des sphères dirigeantes : milliards versés aux amis de la secte, aux banques, vacances sur un yacht, augmentation de 200% et dernier caprice du Gilbert Bourdin de Neuilly, achat d'un jet présidentiel de type Air Force 1. Bref, la folie des grandeurs qui pourrait conduire à la dissolution d'une organisation cinquantenaire.

Créée en 1958 par le général de Gaulle sous le nom de l'UDR, la secte a su maintes et maintes fois changer de nom pour échapper à la justice. Du RPR à l'UMP, elle s'est néanmoins toujours reposée sur la manne de la Françafrique et a su évoluer au fil des lois sur le financement de la vie politique. L'arrivée de Nicolas Sarkozy à sa tête en 2004 a donné un coup d'accélérateur à la dérive paranoïaque du mouvement. Les membres sont sommés de se dévouer au Libéralisme, une théorie loufoque inventée par l'auteur de science-fiction Adam Smith et le culte du chef y est obligatoire.

Même si l'ouverture d'une information judiciaire a ravi les rescapés de l'UMP, ils ne voient pas l'avenir sous un jour très enthousiaste. « Ce sont encore des lampistes qui vont trinquer. Et l'organisation saura renaître de ses cendres. Comme elle l'a toujours fait. » Difficile de contredire cet ancien militant tant l'UMP a toujours réussi à phagocyter son opposition : « Regardez leur dernière invention. Nous faire croire que le Modem de François Bayrou est un opposant. Alors qu'il y a quelques années, ils marchaient main dans la main. Ils gagneront toujours ! ».

Retrouvez le blog de Jean-Pierre Martin

- Publié dans : ARTICLES PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés