Mercredi 20 janvier 2010
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Je suis intervenu à l’Assemblée nationale, mardi 19 janvier dans la soirée, sur le projet de réforme territoriale voulue par Nicolas Sarkozy. Ce projet de
loi soumis à la discussion en procédure accélérée constitue une véritable régression. Pire : une « forfaiture législative ». La motivation de ce texte n’est que de préparer ni plus, ni moins la
plus grande manipulation électorale de la Ve République qui n’en a pourtant pas été avare. En guise de grande ambition territoriale, cette loi d’arrière-pensée ne vise qu’à couvrir un véritable
hold-up politique au profit du parti majoritaire : redécoupage de tous les cantons et instauration d’un mode de scrutin qui fait fi des traditions républicaines comme du principe de parité
homme-femme pourtant inscrit dans notre Constitution. Qui peut croire que le futur Conseiller territorial, cumulard institutionnel, conseiller général en début de semaine et conseiller
régional en fin de semaine pourra faire vivre correctement ces deux assemblées aux compétences et à l’esprit si différent ? Les Français ont besoin des Régions parce qu’elles font la preuve
concrète de l’efficacité de leur action. Elles sont une forme moderne de mise en œuvre des politiques publiques. Notre pays a besoin des Régions fortes, à
l’instar des grands pays européens pour préparer l’avenir et inventer la France de demain. C’est pourquoi, il faut dire non à ce premier projet de loi et porter un coup d’arrêt à une
contre-réforme anti-démocratique et rétrograde.